Bonjour !

Un changement de lieu, un changement de dizaine, un changement de rythme de vie m'ont donnés envie de partager mon expérience, mes tâtonnements, mes savoir faire. Bienvenue à vous qui êtes venus ici partager mon bonheur de femme.

mardi 5 août 2014

Les containers du jardin.

Stockage.

Voici comment j'ai agencé le stockage des différents produits du jardin.
N'ayant pas de grange attenante au potager, j'ai pris le parti de stocker mes bottes de foins sous une bâche. Je m'en étais fait livrer une cinquantaine mais le tas diminue vite !


Grace au SICTOM de mon département, j'ai obtenu un composteur en bois de bien belle facture.


Le problème, c'est qu'il est trop petit et que je l'ai complété par deux composteurs en plastique noir. J'avoue que c'est par économie, que je les garde car, si ils fonctionnent bien, ils sont instables, se déforment et ne sont pas jolis.
Le compostage est vraiment une source formidable d'amendement du terrain et sans trop de travail on obtient une belle terre . 


Mon système de stockage préféré est sans doute ce composteur car je le rends modulable et l'utilise en tour ou en deux bacs selon les quantités .


Ici, j'ai récupéré le foin d'une planche du potager pour y faire des semis. Ce foin sera réutilisé sur une autre planche. En attendant, il est protégé de l'éparpillement par mon composteur modulable. Une fois vidé, il est facilement déplaçable.

Une autre structure :
Ci dessous, le stockage de feuilles mortes dans un grillage à mailles larges disposé en cercle pour réaliser une tour.Les feuilles sèchent car la tour est bien aérée.


Cela me permet d'ajouter de la matière sèche au compost et aussi d'avoir du mulch supplémentaire pour le potager.

Voici un autre "contenant":
Il ne s'agit pas tout à fait du stockage mais de la protection. Mon carré de framboisier est protégé des pillards par deux filets que j'ai cousu pour en faire une surface de 10 mètres par 10 mètres.


La couture de ces 10 mètres m'a paru interminable mais le résultat est efficace. Par contre, l'année prochaine,je placerai des bambous plus haut pour éviter ça :



Par mesure de protection, j'enfile sur mes tuteurs des petites bouteilles en plastique. C'est indispensable pour maintenir le filet en forme de tonnelle. Sur les piquets plus court, cela évite de s'éborgner malencontreusement.




Alors, me direz vous, pas de serre dans ce jardin ?
Non, pas vraiment...Malgré l'engouement général j'ai envisagé la chose de façon très minimaliste.
Voyez donc !


Achetée 20 euros dans une magasin bazar, je l'ai retrouvée dans les chaines de jardinerie.
J'y ai démarré des semis et sans doute cette méthode est intéressante pour cet usage. Cela dépend du climat local et de l'exposition qu'on lui donne. Orientée plein sud, ce modèle de petite dimension nécessite une surveillance régulière pour l'aération et les arrosages.

En ce qui concerne les serres de protection pour une permaculture, il faut envisager la chose bien différemment et là, Christophe KÖPPEL vous en apprendra tous les secrets ici :


Sur les serres d'hiver ouvrez la page ci dessous des téléchargements, dans "trouver" noter "serres d'hiver", cochez "et tous les sous onglets", puis  50 dans "nombre de lignes affichées".


Vous pourrez télécharger les PDF sur ce sujet.

Bonne lecture !

vendredi 1 août 2014

Les abeilles solitaires et guêpes polistes.

L'orientation prise d'un jardin au naturel, amène tout naturellement à accueillir les insectes pollinisateurs. Comme je n'ai pas prévu d'installer des ruches, j'ai installé des hôtels à insectes pour attirer les abeilles solitaires.


Cela fait 3 ans que ces éléments sont installés plein sud et à côté du potager. Bizarrement, le modèle de droite n'a pas de succès.

Les abeilles solitaires ont de longues pattes et ne piquent pas. Elles ne font pas de miel. Elles se sont bien implantées dans les trous des bambous au sommet de l'hôtel.



Ce que je n'avais pas prévu, c'est l'installation des guêpes polistes.....






A l'intérieur de l'hôtel et même dans l'abri de jardin lui même, il y a plusieurs constructions caractéristiques.





 Contrairement aux abeilles, les polistes ne butinent pas mais chassent activement larves, chenilles, mouches,... qu'elles dépècent et réduisent en bouillie afin de nourrir leurs larves.





jeudi 31 juillet 2014

Le sapin d'Himalaya

Journée d'élagage

Cela faisait quelques années que l'inflexion du sapin d'Himalaya m'inquiétait et en même temps, je ne pouvais me résoudre à faire tomber cet arbre si généreux en longues pommes de pin, idéales pour démarrer le feu l'hiver.




Cependant, les journées de grand vent eurent raison de mes réticences. La peur de voir tomber cet arbre sur le grillage de clôture, me décida à contacter un jeune élagueur arboriste grimpeur.



Son diagnostique leva toute ambiguïté : le sapin était chétif et avait déjà compensé par deux racines annexes, le défaut de la principale, rongée à cœur.


Il était temps de le faire tomber.
Équipé de crampons, d'un harnais et de sa tronçonneuse, le voilà parti à l'assaut de la cime,


très à l'aise, malgré le balancement de l'arbre sous l'effet de son ascension. L'opération ne dura que quelques heures.

D'abord les branches, puis le tronc.


Ça fait haut quand même...


Au sol, les branches étaient immédiatement passées au broyeur pour générer du BRF (bois raméal fragmenté) que je répandis aux pieds des hortensias, des rosiers et sous les myrtilles. 





Le surplus fut mis en attente à l'écart, le temps qu'il mûrisse et que son acidité tombe, puis installé autour des fruitiers.


Vous voyez, la consoude de Russie s'y plait.

Et voilà, place nette.


Pour faciliter la mise en place d'arbustes à l'endroit de la souche, quelques brouettes de terre ont été déversées pour faciliter la décomposition. 

Voila, ce fut une belle expérience que de suivre le travail de cet élagueur et d'approcher un métier artisanal que je ne connaissais pas.

samedi 26 juillet 2014

Un abreuvoir automatique avec sa jauge.

Mes astuces au poulailler.

Voulant améliorer l'organisation au poulailler, je me penchais sur un système d'abreuvoir automatique.
Plusieurs systèmes existent et j'ai fait le choix de ces petits distributeurs pour volailles que l'on fixe au grillage.Ils sont montés en série.


Comme je ne pouvais et ne voulais pas les relier au réseau d'eau, il me fallait trouver une réserve.
C'est sur une brocante que je trouvais ce container dont le bouchon était défectueux.




La raison de cet article c'est essentiellement le système de jauge qui me permet de loin et d'un coup d’œil, de savoir s'il faut recharger la cuve en eau.

Le principe est tout simple : un bouchon de liège (ancien flotteur de filet de pêche) dont le trou central m'a permis d'insérer une tige (en l’occurrence, la pointe en fibre de verre d'une canne à pêche réformée). La partie immergée de la tige est enfoncée et collée dans une balle de ping pong faisant ainsi office de flotteur. Le scotch rouge est positionné à ras du bouchon quand la cuve est vide.
Il suffit alors d’ôter le bouchon ainsi que la tige flottante pour recharger en eau.



Ce montage associé à un distributeur automatique de grains permet à mes poules d'être autonomes. De mon côté, je peux m'absenter sans soucis. La seule précaution est de vider la cuve pendant les périodes de grand gel ce qui reste rare malgré tout dans ma région.

Cette idée est reprise pour un tout autre usage ICI







N'hésitez pas à me laisser vos commentaires ou me proposer d'autres idées pratiques.

La vie à la campagne.

Mes aventures au poulailler

Mon arrivée dans cette propriété où le buis n'a de rival que le chêne séculaire, 

m'a donné envie de remettre en action certaines habitudes de campagne dont un poulailler.




Lorsque l'on vient de la ville et que l'on a aucune connaissance en la matière, ce n'est pas tant l'apprentissage qui est difficile que les imprévus à surmonter. En l'occurrence, mes jolies poules se retrouvèrent un beau matin, saignées, décapitées pour certaines et emportées pour d'autres alors qu'elles logeaient dans un poulailler de pierre à porte fermée.

Le choc que cela m'a fait ! Mille questions se posèrent à moi devant ce carnage insolite. 


Renseignements pris et enquête menée, il fallait sans conteste installer un piège pour attraper le suspect qui, de l'avis des habitués, ne se priverait pas de revenir sur les lieux du crime pour poursuivre son oeuvre.
Un piégeur certifié me prêta donc sa cage à installer au mieux dans cet espace relativement restreint.
Qu'elle ne fut pas ma surprise, dès le lendemain matin, de trouver deux yeux brillants dans l'obscurité du petit matin !

J’apportais donc, le coeur battant, l'animal à mon piégeur, ne sachant comment faire, à la fois soulagée d'avoir pris le coupable et désolée du sort qu'il lui réservait.



Depuis, la chasse aux fouines et martres est interdite.

La question était de savoir par où était passée cette magnifique martre. Une inspection soigneuse ma fit découvrir son passage : sous la porte !


Par un espace où je  pouvais à peine passer la main.

Il me fallait fermer proprement ce sujet qui, émotionnellement, m'avait malmenée. Je fis donc appel à un taxidermiste de talent pour s'occuper de l'animal.


Confiture de figues

C'est de saison !

Qu'elle surprise de trouver, pour la première année, des figues sur mon figuier !


Acheté sur le marché de Perpignan en 2005, le pauvre avait vécu le déménagement en 2009. Les deux hivers rigoureux qui avaient suivi m'avaient fait craindre qu'il ne s'en remette pas. Par prudence, je lui accordais un développement en cépée puisque la branche principale avait péri en 2010.

Probablement aurait il mieux valu que je me tourne vers une variété plus résistante à nos climat du centre France telle  FIGUIER 'LONGUE D'AOÛT'    mais cette fructification m'encourage. Du coup, j'ai fait deux pots de confiture ; voici ma recette :

500 g de figues, 400 g de sucre, 1/2 citron, la pulpe de deux gousses de vanille, 1/2 sachet de vitpris.
Cuire le tout 25 minutes en mélangeant constamment à ébullition (25 min varoma pour celles qui connaissent thermomix). Je n'ai pas mixé, car je préfère les confitures avec des morceaux.



       
Quel plaisir les confitures maison !

Recette du gâteau abricot lavande.

C'est de saison !

Mélanger vigoureusement 125 g de beurre avec 150 g de sucre.
Incorporer l'un après l'autre 3 œufs.
Ajouter 200 g de farine.
Une pincée de sel.
10 cl de lait.
1/2 sachet de levure chimique.

Quand l’appareil est bien homogène, incorporer délicatement avec une spatule 300 g d'abricots dénoyautés et 25 g de fleurs de lavande.




Verser la préparation dans un moule graissé et cuire 50 minutes à 180 degrés en chaleur tournante.

Surveiller la cuisson selon le four. Dès que la lame du couteau planté à cœur sort sèche, le gâteau est cuit.